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les premiers meetings
Une foule nombreuse se presse sur le terrain et ses alentours le 19 avril 1910 pour assister aux évolutions des précurseurs, dont Louis MOUTHIER sur BLERIOT XI (Type traversée de la Manche) qui poursuit son entraînement avec un nombre très limité d'élèves. Le 31 mai de la même année aura lieu l'inauguration du terrain d'aviation avec la participation de MIGNOT, HARDING, MOUTHIER et des constructeurs-pilotes, les frères SALVEZ.
L'Ecole Militaire Voisin s'installe à Ambérieu
Durant la période 1915-1919, nous sommes en pleine guerre, VOISIN crée son école à Ambérieu et devant son rapide développement, une annexe est installée à Loyettes. Cette école avec son annexe fût la pépinière de nombreux pilotes qui s'illustrèrent pen- dant le conflit avec l'Allemagne. En octobre 1918, 480 élèves suivaient encore leur entraînement Toute activité à Ambérieu cesse en 1921. C'est enfin le temps du retour à la paix. Que va devenir l'aviation en France et à Ambérieu ? Il faudra attendre 1929 pour qu'Ambérieu retrouve, avec l'installation de l'école René CAUDRON, le prolongement de la vocation ambaroise de l'aviation.
L'Ecole Caudron
1929-1935: Une école civile :
Cette école est vouée à ne recevoir que des boursiers de pilotage et des élèves-pilotes civils, dont quelques-uns feront carrière dans l'armée de l'air. A Ambérieu, le programme d'initiation au pilotage et le perfectionnement sont très rigoureusement menés. Sous l'impulsion du directeur SCHMETZ et du chef-pilote BORNAND, le cahier des charges est scrupuleusement respecté. L'orientation civile originelle évolue toute- fois à partir de 1935.
1935-1939 : Vers une organisation militarisée :
Le constructeur René CAUDRON est lié à l'Etat par un contrat dont les modalités ont évolué par rapport à la période antérieure. Le type d'avion va se moderniser. Les promotions sont de plus en plus importantes à l'approche de la guerre. Alors qu'en 1935 seuls vingt élèves provenant de la préparation militaire supérieure rejoignaient Ambérieu, le contrat de 1939 prévoit des sessions de soixante élèves. Parmi les élèves de la promotion de 1937 citons Philippe MAURIN qui deviendra général d'armée aérienne chef d'Etat Major de l'Armée de l'Air. L'école a compté parmi ses élèves depuis 1929 quelques " As de guerre " originaires du département de l'Ain : HOTELIER de VESANCY, RUCHOUX de LOYES, HURTIN de LOYES, qui disparaîtra en février 1944 en mission, après avoir été crédité de six victoires homologuées. Dès la veille de la déclaration de guerre en septembre 1939, l'école CAUDRON est réquisitionnée par l'Etat : elle est transférée à ETAMPES. Une section d'autodéfense venue de Lyon s'installe sur le terrain d'Ambérieu.